Cédric: avancer ensemble adelphes et solidaires

Cédric: avancer ensemble adelphes et solidaires

Comment faire en sorte que la bienveillance devienne le prisme à travers lequel nous regardons nous-mêmes, notre vie, notre environnement et ceux qui nous entourent? Les adultes que nous sommes, nous nous y intéressons de près tout particulièrement en devenant parents et tentons avant tout à faire entrer cette bienveillance dans nos relations avec nos enfants. Toutefois, nous nous rendons compte assez rapidement que tout notre amour et notre bienveillance trouvent une limite sociale. Cette limite a un nom : le patriarcat. Aujourd’hui je suis tout particulièrement fière de vous présenter un homme et papa qui œuvre pour le développement d’une parentalité consciente en proposant sa vision d’une société plus harmonieuse, solidaire et adelphe pour les générations futures. Grâce à son podcast, lancé en mars 2020, il invite à échanger et réfléchir sur la parentalité éclairée au XXIème siècle et comment l’affranchir du modèle patriarcal – sans jugement, avec humilité et confiance.

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Cédric, j’ai 36 ans, en couple et père d’un enfant de 21 mois.

Une autre version pourrait être : Je m’appelle Cédric, j’ai 36 ans, je suis un homme blanc cisgenre hétérosexuel, né et vivant en France près de Bordeaux. Je suis en couple avec une femme métisse cisgenre hétérosexuelle et nous sommes les heureux parents d’une fille métisse de genre et de sexualité inconnu.

Il me semble important de préciser ces points car ils peuvent aider les gens qui écoutent ou qui lisent mes propos à situer mon point de vue dans notre société.

Sinon je suis quelqu’un de plutôt curieux et qui aime particulièrement découvrir de nouvelles choses. Issu d’une famille « moyenne » et « traditionnelle », j’ai grandi avec le cadre qu’ont connu la plupart des gens en France : je n’ai jamais connu la faim, j’ai toujours eu un toit au-dessus de ma tête, j’ai eu accès à l’éducation publique, dans ma famille les stéréotypes de genre sont socle de base et j’ai connu les violences éducatives ordinaires à la maison, en famille, à l’école…

Je peux aussi rajouter que j’ai grandi dans une époque où je faisais du vélo sans casque (oh une phrase de « vieux » tiens), que je pouvais me balader dans la nature environnante sans contrainte et que j’avais toujours un adulte pour répondre à mes questions. Je le précise parce que je me rends compte que souvent, pour moi comme pour d’autres, on peut regarder l’éducation qu’on a reçu avec un œil très critique. Bien évidemment, nous devons rester critiques ! Cela dit, il convient de ne pas oublier que nos parents on fait comme nous : de leur mieux avec les moyens qu’ils avaient, sauf cas très particuliers.

J’aime particulièrement rencontrer des gens, le sport (handball en top 1), tout ce qui peut éveiller l’esprit: lecture, livres, films, et le jeu sous toute ses formes. Petite particularité, je joue au Riichi – Mahjong japonais, et je recommande vivement sa pratique aux parents ! Pour évoquer un point qui m’a été soulevé il y a peu, j’ai tous les stéréotypes d’un « vrai mec », j’aime le sport, la compétition, les jeux vidéo, j’ai rarement peur… et j’évolue surtout !

Côté professionnel, j’ai travaillé dans le management, l’accompagnement de l’humain et la gestion de centre de profit pendant 15 ans (à peu de chose près). Dans des secteurs différents avec toujours l’accompagnement de l’humain comme point commun et comme vraie passion. Depuis peu, je suis en reconversion pour trouver une activité qui me permet de gérer mes priorités : passer du temps avec ma compagne et notre enfant.

Comment l’idée du podcast a-t-elle germé dans ton esprit ?

Et bien figure-toi qu’elle n’a pas germé dans le mien… c’est une idée de ma merveilleuse compagne ! Quand j’ai commencé à prendre position sur les sujets de parentalité et d’égalité à la maison, avec les amis, en famille ou au travail, je racontais à ma compagne. A un moment elle m’a dit « Il faut que tu prennes la parole sur le sujet ! Fais un podcast ! C’est trop cool les podcasts ! » (Elle aime beaucoup les podcasts).

Sur le moment je n’ai pas trop réagi parce que j’étais dans une dynamique toute autre au travail mais ça a tourné dans ma tête et puis finalement je me suis décidé. S’en est suivi des recherches pour savoir comment mettre tout ça en place et une commande de visuel auprès de Fanny Vella, puis essayer de trouver la méthode qui me correspond. J’avais vraiment envie de prendre la parole car, nous les hommes, sur ces sujets, c’est un peu comme à la maison. On veut bien qu’on nous demande notre avis mais nous sommes rarement partie prenante et force de proposition. Sans s’accaparer le sujet, nous devons avancer ensemble avec en alliance adelphe et solidaire.

Pourquoi ce nom?

Ah ! La recherche du nom ça a été toute une histoire ! Je voulais quelque chose qui indique clairement le sujet : parentalité et patriarcat. Tout de suite « Papatriarcat » et « Papatriarcal » sont venus. Cependant je trouvais que ça pouvait faire peur d’utiliser directement le mot patriarcat.

Malheureusement, rien d’autre qui me plaisait ne venait… alors je suis allé chercher la sagesse ailleurs et c’est Hermione Granger qui m’a rappelé que « La peur d’un nom ne fait qu’accroître la peur de la chose elle-même ». Donc pour le coup c’est « Papatriarcat » qui est resté!

Peux-tu nous parler de ton cheminement vers la parentalité éclairée?

Concernant les VEO (*Violences Éducatives Ordinaires), tout est partie du visionnage du documentaire « Même qu’on naît imbattables ! ». Après avoir vu ça, j’ai été extrêmement et profondément touché parce que je venais de voir. Je n’avais qu’une envie, en apprendre plus et comprendre plus. Donc j’ai enchaîne les lectures, les documentaires, les articles… tout ce que je trouvais et qui faisait écho à mon ressenti.

Jusqu’à l’introspection et trouver cet enfant en moi qui avait besoin de parler. Cet enfant qui à un moment m’a demandé « Mais pourquoi maman et papa ils n’ont pas fait comme ça ? Ils ne m’aimaient pas ? », cet enfant qui était, et peut encore être, jaloux de tout cet amour que je donne à ma fille sous une forme qu’il aurait aimé avoir… et bien une fois que j’ai eu répondu et fait la paix avec ces questions, tout est devenu bien plus facile.

Je me rappelle très bien des deux premiers principes qui m’ont marqué et que j’ai gardé :

— L’enfant n’est qu’amour

— Il n’y a pas de parent parfait

Ce sont des principes importants qui m’ont permis de garder le cap.

J’ai un souvenir bien précis qui va me rester très longtemps. Je travaillais à Poitiers en habitant à Bordeaux à ce moment-là. Ma fille avait un mois et j’ai dû retourner travailler deux semaines au milieu de mon congé parental, un mois après la naissance. Sur ce premier déplacement, je suis parti sans rentrer pendant 3 jours. Je me sentais coupable d’abandonner ma femme et ma fille. Je me disais que ma fille, même à 1 mois, allait m’en vouloir, me le faire payer… et quand je suis rentré le soir, elle était encore réveillée et tout ce que j’ai eu c’était un sourire et un regard plein d’amour et de plaisir de me voir. Là j’ai pleuré. J’ai pleuré de soulagement parce qu’elle m’aimait encore. J’ai pleuré de culpabilité pour être parti alors que j’étais là tous les jours. J’ai pleuré tout simplement pour évacuer le trop plein de ces questions et peurs qui m’avaient rongé pendant trois jours.

Et puis j’ai compris. J’ai compris que quoique je fasse, elle m’aime. J’ai compris que je ferai de mon mieux mais que je ne collerai pas à la perfection. J’ai compris que toutes ces injonctions on s’en fout tant qu’on laisse l’amour nous guider et qu’on en parle.

On ne va pas se mentir… c’est compliqué pour un homme de vivre ce genre de moments. Sans chercher à faire plaindre le genre masculin, nous sommes quand même, bien souvent, éduqués à avoir la capacité émotionnelle d’une petite cuillère (ah tiens encore Hermione!). Donc ressentir touts ça c’était beau, compliqué et douloureux à la fois.

Une belle communication avec ma compagne et surtout des câlins et du parentage proximal avec ma fille, ont été essentiels pour assimiler tout ça.

Sur les autres sujets comme les neurosciences, l’allaitement ou encore les couches lavables ou la motricité libre, le travail fut différent. Grâce à mon expérience professionnelle ce genre de remise en question et de découverte était dans mes habitudes. Je me rappelle simplement que c’était fascinant et passionnant. C’est quand même chouette aussi de découvrir tout ça à deux.

Je reste émerveillé de voir ma fille faire des choses qui peuvent nous paraître anodines et je ne me flagelle pas non plus quand je me rends compte que j’aurais pu apporter une réponse différente. Avec la parentalité j’ai compris le sens du mot « résilience » plus que jamais.

En tant que parents au XXIème siècle, comment pouvons-nous créer une autre masculinité/féminité et promouvoir l’adelphité dans nos rapports?

Alors j’ai envie de te dire que si j’avais la réponse comme ça directe, ben ce serait extraordinaire ! Le problème est terriblement complexe et je ne pense pas qu’il y ait de solution universelle. Cela dit, il me semble important déjà d’évoquer ces sujets dans le couple parental (même s’il n’est pas hétéro-genré). Nous connaissons aujourd’hui l’importance des neurones miroirs et, concrètement, si à la maison la mère fait tout pendant que le père regarde tranquillement son match de foot (le cliché est volontaire) … ben franchement ça donne moyen envie d’être une femme.

Donc c’est l’occasion de se parler de charge mentale. De la vraie charge mentale… quand on peut voir sur les réseaux « Moi super papa, je porte ma fille pour que ma femme s’occupe du ménage » ou « moi super papa, je porte ma fille en étendant le linge pour aider ma femme »… ben désolé mais n’y a rien de super en fait. Déjà le fait d’exécuter une tâche nécessaire au foyer n’est en rien « aider » la femme mais juste faire sa part, et ensuite, ça n’a rien de super. C’est juste normal.

Alors bien entendu, on fait toutes et tous avec notre expérience, notre vécu et nos moyens du moment. Personnellement, je suis passé par la phase « il faut que j’aide ma compagne avec le ménage et tout » avant de comprendre que non je dois juste faire ma part. Je n’aurai pas compris si on ne me l’avait pas mis sous le nez avec une certaine insistance.

Ensuite, nous avons vécu dans des familles très stéréotypées sur le sujet (la plupart du temps). Donc oui, il faut continuer à faire les tâches qu’on maîtrise. Par exemple chez moi, je suis le seul à tondre. Cependant je compte bien montrer à ma fille comment tondre, tout comme le bricolage, les jeux vidéo, le potager, la vaisselle, le ménage…. Et autres joyeusetés ! Nous ne sommes pas obligés de nous forcer, par contre nous avons le devoir de ne pas enfermer nos enfants dans des rôles prédéfinis pour éviter de faire des « vraies petites femmes » ou de « vrais petits mecs ».

Le concept de masculinité/virilité doit être revu et compris. Déjà, il existe presque autant de masculinités que d’individus. Le problème c’est le modèle social et le fait de vouloir rentrer dans des cases. Ce sujet est encore plus important chez les femmes… J’écris ces mots pendant le confinement et tous les jours je vois des injonctions sur les réseaux sociaux pour expliquer aux femmes confinées comment rester, belles, épilées, maman parfaites, maîtres d’école, bien tenir la maison… Donc pendant ce temps, nous les hommes, nous pouvons rester bien crades et en jogging. C’est validé par la société. Cela doit changer.

Alors ça peut se faire au sein du foyer, si chacun·e y met du sien. L’entourage peut aussi être canaliser (même si c’est compliqué). Pour moi l’autre gros point noir, c’est l’école. Parce que là en stéréotype de genre nos enfants sont servis. C’est quand même là que la situation est vraiment très difficile. Il y a l’instruction en famille bien sûr qui permet de donner vraiment la liberté d’évoluer aux enfants (nous aimerions faire cela d’ailleurs). Cela dit, cette situation ne convient pas, aujourd’hui, à la majorité des foyers. Tant que ce sujet ne sera pas pris à 100% par l’éducation nationale – avec d’autres hein, cela restera une bataille quotidienne.

La bonne nouvelle, c’est qu’il y a des initiatives en local qui sont vraiment très intéressantes ! Et de ce que j’ai pu lire, les enseignants·tes restent très ouverts·tes sur le sujet.

respectful parenthood without violence

Comment fais-tu pour cultiver l’empathie et la patience indispensables pour une parentalité sans VEO?

J’ai sûrement de la chance sur ce sujet car, finalement, le rôle de parent se rapproche assez de mon rôle professionnel qui demandait déjà de l’empathie, la pratique quotidienne de l’écoute active et des bases en communication non violente. Si je devais rajouter un truc, c’est de se laisser guider par l’amour. Ça fait fleur bleue mais franchement ça marche, pour moi en tout cas.

La patience en revanche c’est un autre sujet. Autant au travail, j’étais d’une patience infinie parce que finalement, chaque personne adulte est responsable d’elle-même. Autant avec ma fille c’est plus compliqué car ça peut faire appel à tellement de paramètres : la fatigue, le stress, le climat du foyer sur le moment, comprendre ou non ce qui se passe, les sentiments profonds qui émergent…

Aujourd’hui, je n’hésite plus à formuler mes émotions à ma fille ou même à la dire que là je n’ai pas la patience. Calmement et clairement. Là encore c’est assez fou de voir à quel point elle peut réagir, elle, avec empathie. Des fois quand c’est trop compliqué, il faut aussi passer la main. Quand on sent qu’on n’a pas l’énergie il faut que quelqu’un prenne le relais… et des fois on ne peut pas, n’y a personne. Le tout est de faire de notre mieux en cherchant à évoluer, pas à être parfait.

Je me rappelle très bien la première journée seul avec ma fille, ma compagne devant reprendre une partie de son travail. Elle avait presque trois mois et tout était calé : lait ok, couches ok, écharpe ok, poussette ok, lingettes ok… et la journée ne s’est finalement pas si mal passée. Sauf 5 grosses et longues crises de larmes que rien ne calmait. Et là sur la dernière crise, tout s’est mélangé : le fait d’être mal d’entendre pleurer son enfant, se sentir comme une merde de ne pas réussir à la calmer, lui en vouloir de ressentir ça, rester calme malgré tout, s’en vouloir de rester calme alors que moi enfant je n’avais pas ça, entendre la famille qui nous dit que ce sont les « caprices » qui commencent et qu’il ne faut pas se laisser faire, la colère de ces propos qu’on sait faux mais qui résonnent quand même, se rappeler que l’enfant n’est qu’amour(… mais pourquoi je suis si mal alors ?), la pression de se dire que je ne gère pas, la pression de se dire que si je prends une pause je ne gère pas non plus… et le fait de sentir monter une violence… jusqu’à la question salvatrice « Quel est l’enjeu ? ». Je ne dois rien à personne, si ce n’est à mon enfant en réussissant à me remettre au niveau d’énergie suffisant pour accueillir son émotion. Alors je l’ai posée très calmement dans un environnement parfaitement sécurisé. Je suis sorti faire le tour de la maison, même pas 5 minutes en respirant profondément. J’ai repensé calmement à tout ça, en dégageant les pensées toxiques sur les caprices, en faisant un câlin à mon enfant intérieur qui était jaloux et en colère, en me demandant ce qu’elle devait ressentir sans sa mère pour la première fois… loin du sein nourricier et apaisant, sans cette dose d’amour qui vient s’ajouter à la mienne d’habitude. Je suis rentré, apaisé, je l’ai reprise dans mes bras et elle a instantanément arrêté ses pleurs. Depuis mon niveau de patience évolue et fluctue, comme tout le monde. Certains·es diront que je suis un père indigne d’avoir laissé mon enfant pleurer, surtout ayant conscience à ce moment là de ce que ça provoque sur l’enfant… J’ai juste fait de mon mieux. Personne ne peut me demander plus.

Quelle est ta façon de t’épanouir en tant que homme et papa?

Il y en a plusieurs ! Je m’épanouis en tant qu’humain en faisant ce qui m’apporte plaisir et satisfaction, ce qui est étroitement lié à mon rôle de père. Cela va du fait de rencontrer des amis pour une partie de Riichi, jusqu’à tout simplement regarder ma fille en découverte permanente, en passant par la lecture, la musique… tout ce qui me fait du bien en fait. C’est essentiel d’avoir conscience de son niveau d’énergie et de trouver les leviers pour l’alimenter.

Sur ma situation d’homme, je m’épanouis en acceptant chaque jour un peu plus ma vision de ma masculinité. En essayant d’arrêter complètement les blagues sexistes, même un peu.

En réussissant à parler de mes émotions à mes proches ou même à des anonymes. En faisant tout cela sans me demander si ça fait de moi un « vrai mec ». Il faut dissocier masculinité, virilité et identité. Cela fait un bien fou !

Quelles sont tes activités de reconnexion en famille préférées?

Je ne pense pas avoir d’activité préférée. Je me nourri de moments simples sur le sujet. C’est peut-être du au fait d’avoir été éloigné pendant quelques temps mais un simple moment de jeu avec ma fille, ma compagne avec nous, ça me suffit.

Si je devais creuser un peu plus, je dirais que mes moments préférés avec ma fille sont ceux où elle échoue. Je reste admiratif de cette capacité des enfants à ne pas s’arrêter à l’échec. Ils ont naturellement compris ce que disait Nelson Mandela : « Je ne perds jamais, soit je gagne soit j’apprends. », citation à laquelle nous pouvons rajouter celle de Mark Twain « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. ». Je trouve que ces deux citations résument bien la capacité d’exploration d’un jeune enfant.

Quant à ma compagne, notre activité préférée c’est un jeu de société (escape game de préférence) ensemble, tranquilles, pendant que la petite dort par exemple.

Quelles sont tes sources d’inspiration?

J’ai envie de te répondre que chaque rencontre, chaque échange, chaque livre, chaque article, chaque film, chaque émission, chaque jeu, chaque instant est une source d’inspiration. Tout devient passionnant quand on essaie de le voir avec un esprit critique et en changeant son point de vue (« Ô Capitaine, mon capitaine ! »).

Alors bien sûr il y a des éléments qui nous touchent plus que d’autres. Mais aurais-je été autant touché par les livres d’Alice Miller si je n’avais pas lu/vu d’autres choses avant ? Nous sommes la somme de nos expériences et de nos environnements, si tant est que nous prêtons attention au moment présent. Sur ce point, prenons exemple sur nos enfants qui sont totalement « ici et maintenant ».

Je ne dresserai pas de liste exhaustive de tout ce qui peut être très inspirant mais j’invite tes lecteurices à aller sur mon profil Instagram et consulter les stories permanentes que j’alimente au fur et à mesure.

Quel est ton livre/podcast préféré du moment?

Au moment où j’écris ces lignes, je suis en plein dans Des hommes justes  d’Ivan Jablonka qui est vraiment passionnant sur le patriarcat ! Je viens de fini la première partie sur les fondements historiques du patriarcat et c’est vertigineux !

Quant au podcast, il y en plein de très inspirants. Cela dit, le premier à écouter pour moi c’est Les couilles sur la table de Victoire Tuaillon. Avec un talent dingue, elle permet de déconstruire nos masculinités d’aujourd’hui pour mieux préparer celles de demain en prenant aussi en compte l’intersectionnalité!

Aurais-tu un petit mot à ajouter?

Kayak.

Parce que c’est un petit mot, que c’est un palindrome et que je trouve ça marrant de finir sur un jeu de mot pourri!

Merci infiniment pour ce bel interview Cédric! Je vous recommande très chaleureusement son podcast que vous pouvez écouter sur toutes les plateformes en tapant simplement le mot-clé « Papatriarcat », ainsi que son blog et son compte Instagram @papatriarcat!

Crédit photos – Kelly Sikkema via Unsplash, Papatriarcat


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *