Les méthodes de désencombrement qui ont fonctionné pour nous

Les méthodes de désencombrement qui ont fonctionné pour nous

Le cheminement vers le minimalisme a été progressif pour notre famille. Nous avons fait notre tri au fur et à mesure de nos déménagements, mais nous avions toujours des objets en trop, inutiles au quotidien et, à force, encombrants. La naissance de notre fille a provoqué une véritable prise de conscience à ce sujet. En devenant parents nous avions eu l’envie de devenir la meilleure version de nous-mêmes et de nous simplifier le quotidien davantage afin de profiter pleinement de cette nouvelle vie à trois. Progressivement, nous avons introduit des nouvelles habitudes et nous nous sommes séparés d’une grande quantité d’objets qui ont trouvé une nouvelle maison grâce au troc, à la revente et aux dons que nous avons effectué. J’aimerais partager avec vous les deux techniques inspirées par mes lectures, les deux méthodes qui nous avaient aidé à désencombrer notre maison et garder par la suite son aspect minimaliste, épuré et fonctionnel.

La méthode zero déchets – «Vivre avec moins n’enlève rien à votre vie, cela l’améliore»

Le livre à succès de Béa Johnson, une Française vivant aux Etats-Unis avec son mari et leurs deux enfants, m’est tombé entre les mains complètement par hasard. Très sceptique envers les bestsellers, je me suis laissée convaincre par un sommaire en accord avec notre engagement environnemental ainsi que la démarche des minimalistes débutants que nous étions. Cet ouvrage nous a également beaucoup aiguisé dans notre démarche de la consommation raisonnée et de simplicité volontaire. Si vous ne l’avez pas encore lu, je vous le recommande très chaleureusement.

Béa Johnson démontre de façon très simple que notre mode de vie et de consommation a une importance bien plus considérable qu’on ne peut l’imaginer sur notre santé et sur notre Planète. C’est ainsi que de cette volonté de générer moins de déchets, il découle un nouveau mode de vie, que je pourrais qualifier comme étant très proche de l’approche minimaliste. Les conseils et astuces de Béa ont pour but de nous recentrer sur nos réels besoins et de nous remettre face aux conséquences de nos choix.

Ainsi, en suivant la méthode «zéro déchets» nous avons passé par cinq étapes visant à transformer notre quotidien en faisant le tri de nos possessions. Les voici:

1/ REFUSER. Nous avons commencé et nous continuons à refuser sans culpabiliser ce dont nous n’avons pas besoin: courriers publicitaires, bibelots, objets publicitaires gratuits, sacs en plastique chez les commerçants, cadeaux dont nous n’aurons pas réellement l’utilité.

2/ RÉDUIRE. Nous avons décidé de réduire volontairement nos besoins et vivre une vie simple tout en éliminant le superflu. Pour cela, lors de notre grand tri par le vide, nous avons suivi les conseils de Béa et nous nous sommes posés les questions suivantes devant chaque objet en notre possession:

  • Cela fonctionne-t-il encore?
  • Est-ce périmé?
  • Est-ce que nous l’utilisons régulièrement?
  • En avons-nous plusieurs?
  • Cela met-il la santé de notre famille en danger?
  • Est-ce que nous le gardons par culpabilité?
  • Est-ce que nous le gardons parce que tout le monde en a un?
  • Mérite-t-il que nous consacrons du temps à le nettoyer et à l’entretenir?
  • Pourrions-nous utiliser cet espace pour autre chose?

3/ RÉUTILISER. Nous avons introduit progressivement les objets réutilisables dans notre quotidien: les ustensiles de cuisine en inox et en bois, les bocaux en verre, les lunchbox en inox, les brosses en bambou pour nettoyer le corps et la maison, les sacs en tissu pour les achats en vrac, etc. Nous avons déjà été adeptes des achats de seconde main, nous continuons à privilégier ce mode de consommation lorsque nous en avons le choix. Nous remettons souvent les objets en circulation grâce aux dons et aux «journées gratuites» organisées une fois par an dans la commune voisine. Le concept de la journée gratuite permet à toutes les personnes qui le souhaitent de prendre gratuitement mais aussi de donner des objets en tout genre dont elles n’ont plus besoin afin que d’autres puissent en profiter, tout cela est gratuit et il n’y a pas d’obligation de donner pour pouvoir prendre ce qui nous intéresse.

4 et 5/ RECYCLER et COMPOSTER. Le geste simple écoresponsable de tri de nos déchets faisait déjà partie de notre quotidien comme pour beaucoup de personnes, mais nous ne compostions pas encore alors que cela pourrait être facilement mis en place car nous avions un petit jardin à l’époque. Nous avions donc introduit le compostage afin de recycler nos déchets organiques, la boîte à compost en bois nous a été donné gratuitement par notre commune. Si le compostage vous intéresse, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre commune, bien souvent on vous proposera des différents moyens de composter (don ou vente de la boîte à compost ou d’un lombricomposteur, utilisation des composts publics dans des parcs ou jardins de votre commune etc). Vous pouvez aussi vous procurer un composteur de seconde main ou de le fabriquer par vous-mêmes.

Je ne le dirai jamais assez, le livre de Béa Johnson est une véritable mine d’or qui regorge d’informations ultra utiles, faciles et simples à mettre en place. Ce qui nous a plu énormément c’est que son approche n’en est pas moins sensible au confort et à l’esthétisme dans son approche minimaliste. Le minimalisme a très peu à voir avec un mode de vie monacal dénué de beauté et d’esthétisme.

La méthode konmari – «Ne gardez que ce qui vous procure de la joie au moment présent»

Cette technique a été inventée par Marie Kondo, une jeune Japonaise qui a relevé le défi d’optimisation du rangement et du tri. Son approche assez simple et originale de s’attaquer au désencombrement nous a aidé à gagner en efficacité et à mieux organiser notre tri. L’astuce principale consiste dans le fait d’ordonner son tri par type de possessions en les regroupant toutes au centre d’une pièce. Ensuite, il suffit de choisir les objets en fonction de leur impact positif sur le plan émotionnel – les objets doivent nous procurer une sorte de joie évidente pour pouvoir rester dans notre maison. Ainsi, il s’agit de désencombrer nos vêtements, nos livres, nos papiers administratifs, nos produits d’hygiène, ustensiles de cuisine et objets décoratifs et de réserver à la fin le tri de nos photos et de souvenirs dont l’empreinte émotionnelle est très différente d’autres objets. L’attachement émotionnel, le sentiment de culpabilité, la perte de motivation et bien d’autres ressentis peuvent faire partie du désencombrement, ce geste est loin d’être simple mais bien souvent il peut se révéler libérateur.

La visualisation est très importante dans cette technique, Marie nous suggère de prendre le temps nécessaire pour visualiser la joie et le sentiment de légèreté que nous procure notre environnement de rêve, celui que nous aimerions créer grâce au tri que nous avons entamé. Cela permet de concrétiser l’objectif final de notre démarche mais aussi rester motivés et garder en tête le «pourquoi» de cette décision. J’ai beaucoup aimé cette méthode car elle nous entraîne à se défaire du superflu, rend la tache plus facile et ajoute à la démarche un peu plus de rigueur.

J’espère que ce retour d’expérience vous aura plu, n’hésitez pas à partager vos astuces de tri dans les commentaires!

Crédits photo – Joanna Kosinska via Unsplash



4 thoughts on “Les méthodes de désencombrement qui ont fonctionné pour nous”

  • Merci pour ce bel article et ces références ! Cela fait un moment que je m’intéresse au minimalisme parce qu’il s’impose petit à petit à moi, comme une étape évidente à l’épanouissement personnel pour « laisser circuler les énergies » de manière plus fluide. Reste à oser sauter le pas, tout en convaincant le reste de la maisonnée.

    • Merci beaucoup de ton retour Ophélie! Ton commentaire me fait penser à nous d’il y a quelques années. Comme tu peux le constater, le cheminement vers ce mode de vie prend son temps et c’est bien! Une vraie prise de conscience est réellement importante afin de ne plus revenir en arrière. Je te conseille un ouvrage formidable qui m’a aidé énormément et auquel je me tourne très régulièrement encore – L’Art de la simplicité de Dominique Loreau. Bonne continuation vers le minimalisme!

  • Merci Catherine pour cet utile article. Étant de la génération précédente, il est bien sûr évident que, de notre côté, les choses se sont mises en place très progressivement. Aujourd’hui je crois pouvoir affirmer que le minimaliste est en train de nous convertir. Quel bonheur et quelle sensation de bien-être lorsqu’on a passé des moments dans la semaine à désencombrer, à vider, à trier.
    Puis ensuite de donner les choses.
    On a vraiment l’impression de vivre libre.
    Loin de toutes ces choses poussiéreuses et somme toute très inutiles.
    Les pièces de la maison ont changé. Les murs aussi. Incroyable comme on arrive même à gagner en légèreté et en surface.
    Il y a encore à faire bien sûr. Mais nous avons beaucoup progressé.
    Mon seul obstacle, ce sont mes livres. J’ai beaucoup beaucoup de mal à en retirer.
    Enfin une dernière chose. J’ai toujours une épouvantable aversion pour le composteur. Une phobie terrible des lombrics depuis toujours. J’aimerais participer mais cela est au-dessus de mes forces.
    C’est donc mon mari qui s’en charge car lui n’est pas gêné par ce problème.
    Heureusement 😉
    Voilà où nous en sommes. Je songe sérieusement à me procurer le livre sur le rangement. Prochaine étape !

    • Merci beaucoup pour ton retour très intéressant Marylène! C’est en effet très libérateur, je pense qu’il faut vraiment vivre cela pour le comprendre et ressentir. Bravo pour le compostage! Moi aussi j’ai l’horreur des lombriques, je ne regarde pas dans le compost quand je jette nos déchets organiques hehe! Les livres, quant à eux, est un sujet à part. J’ai mis du temps pour commencer à les trier, tout ne peut pas être fait à la fois et il y a un temps pour tout. J’ai pris conscience progressivement de l’inutilité d’une telle quantité des livres (mon appartement parisien en débordait littéralement et je les achetais en permanence) et j’ai commencé à les faire adopter: amis, bibliothèques, boîtes à lire, certains ont été vendus. Aujourd’hui je ne possède que très peu de livres et quelques Flow, je sais que je vais les relire et ils me procurent une réelle joie vraiment intense. Je reste persuadée que notre tri doit nous ressembler, il se fait en douceur et c’est une démarche très sérieuse à long terme. Il vaut mieux qu’elle soit lente mais consciente et respectueuse de soi-même, sinon le retour en arrière est à mon avis inévitable. Bravo en tout cas pour tous les efforts accomplis, c’est déjà énorme!

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