Faire face à la grippe pendant la grossesse

La grossesse est une période sensible qui diminue le système immunitaire pour empêcher le corps de la maman de rejeter le bébé. Malgré un mode de vie et d’alimentation équilibrés, le risque de tomber malade pour une femme enceinte reste toujours plus élevé qu’en temps normal. Durant ce dernier trimestre de grossesse assez éprouvant pour moi sur le plan physiologique, je n’ai malheureusement pas pu échapper à la grippe  malgré toute prévention. Ma fille de 22 mois l’a eue également, étant en contact permanent avec moi au quotidien. Après rétablissement, j’ai décidé de faire une mise à jour d’informations qui nous ont aidé à combattre ce fâcheux virus d’hiver et écourter au maximum ce moment fort désagréable qui est la grippe.

Faire le point sur les symptômes

Notre corps est bien fait, il nous fait ralentir à travers quelques messages corporels simples. Il est donc indispensable de s’écouter et ne rien ignorer. Les symptômes de la grippe les plus évocateurs sont la fièvre, les maux de tête, la toux sèche, la sensibilité à la lumière, les frissons, les nausées, les vomissements, les courbatures, la fatigue et la perte d’appétit. En étant enceinte, il vaut mieux consulter son médecin traitant dès l’apparition des premiers symptômes et de faire un diagnostic biologique si nécessaire afin de déterminer s’il s’agit bien de la grippe ou d’autre chose. En effet, la toxoplasmose et la listériose, potentiellement dangereuses pour l’enfant à naître, peuvent avoir les mêmes symptômes qu’une simple grippe. Le médecin généraliste peut prescrire une prise de sang complète pour déterminer la présence de ces bactéries mais également un prélèvement biologique nasal pour faire le point sur le virus de la grippe. Le fait de réaliser rapidement ces analyses permet d’avoir l’esprit tranquille et commencer un traitement adapté.

Ralentir pour mieux se soigner

Lorsqu’on est en proie d’une infection aussi épuisante que la grippe, il ne faut pas hésiter à se reposer autant que possible. Les petites siestes régulières bien au chaud sont d’une grande aide. Ceci n’est pas toujours facile avec un enfant en bas âge à ses côtés, toutefois il est possible de revoir les priorités du moment en privilégiant le repos à chaque fois que l’occasion se présente.

Une bonne hydratation est absolument nécessaire, surtout en cas de fièvre. Boire régulièrement l’eau du robinet simple ou agrémentée des morceaux d’agrumes ou des fruits rouges permet d’éliminer les toxines et d’éviter la déshydratation, surtout en cas des vomissements. Pour apaiser la gorge, une infusion au thym avec une rondelle de citron et une cuillère de miel reste très efficace. Même si l’envie de manger reste très modérée, le fait de privilégier les aliments nourrissants mais faciles à digérer comme les fruits, les veloutés aux légumes, le pain complet permet au corps d’avoir des ressources nécessaires pour aller mieux. Il est important de continuer à prendre les vitamines de grossesse et les probiotiques en suivant la même posologie que d’habitude.

Les effets de la grippe sur l’enfant à naître

Il faut savoir que malgré tous les désagréments que l’on ressent pendant ces quelques jours de grippe, le bébé à naître reste bien protégé du virus. Néanmoins en cas de forte fièvre il faut impérativement consulter son médecin et ne pas hésiter à prendre du paracétamol (4 comprimés par jour au maximum, espacés de 4 à 6 heures), ce dernier apaisera également la douleur due aux courbatures. Il ne faut surtout pas sous-estimer les effets de la fièvre durant les trois premiers mois de grossesse où elle peut être dangereuse pour le fœtus: il vaut mieux consulter au plus vite et suivre les conseils de votre médecin généraliste, gynécologue ou sage-femme.

Gestes de prévention tout simples

Ne pas faire d’impasse sur le lavage régulier des mains et des poignets avec du savon, avoir sur soi le gel antibactérien, éternuer dans son coude et couvrir la bouche à chaque quinte de toux, porter un masque et le changer régulièrement, désinfecter les claviers et les écrans, faire entrer la lumière à l’intérieur, bien aérer les pièces pour empêcher l’installation des bactéries, changer le linge du lit souvent, nettoyer les lavabos et les poignées de portes avec du vinaigre blanc, utiliser un humidificateur d’air pour rendre l’air moins sec ou pour faire diffuser les huiles essentielles antibactériennes (arbre à thé, eucalyptus) avant d’aérer les pièces…

Soulager un tout-petit souffrant de la grippe

Malgré toutes les précautions pour éviter la transmission du virus, il n’est pas toujours évident de préserver tout le monde au sein d’une même famille. Lorsque les enfants sont contaminés à leur tour, il faut s’armer du courage et de patience pour ces quelques jours difficiles supplémentaires à tenir.

Lorsqu’il s’agit d’un nourrisson de moins de trois mois, il est primordial de consulter son médecin dès l’apparition des premiers symptômes de la grippe et surveiller sa température de près. Pour les enfants plus âgés, il est recommandé de rester vigilant à la persistance des symptômes et consulter sans tarder si ces derniers durent pendant plus de cinq jours, mais également si la température grimpe au-dessus de 39°C, en cas des difficultés respiratoires, d’une respiration sifflante, de la douleur dans les oreilles, d’une toux qui persiste ou des écoulements du nez épais et verdâtres.

Le peau à peau est un moyen très efficace pour faire baisser la fièvre chez un nourrisson: notre corps est thermorégulateur et permettra à l’enfant de se régler sur la température corporelle du parent. Pour les plus grands, il vaut mieux éviter de donner un médicament en dessous de 38.5°C, afin que la fièvre puisse faire son travail de protection du système immunitaire. Il est inutile de trop couvrir l’enfant, ni à surchauffer la maison. Tout médicament doit être prescrit par le médecin selon l’âge et le poids de l’enfant.

Tout comme pour un adulte, une bonne hydratation est nécessaire pour hydrater un petit qui transpire et élimine les toxines: de l’eau, du lait en biberon ou maternel, du jus de fruits coupé à l’eau. En cas de toux ou des voies respiratoires congestionnées, il ne faut pas hésiter à surélever légèrement l’enfant lorsqu’il dort (avec un coussin de grossesse par exemple) et à placer un oignon coupé en quatre disposé dans une assiette près du lit. Ses vapeurs sont anti-inflammatoires et anti-bactériennes, cela soulagera la respiration et aidera à combattre le virus. Si l’enfant est allaité au sein, les lavages du nez peuvent être faits avec le lait maternel dans une pipette, ce dernier soigne également les conjonctivites. Les lavages du nez sont loin d’être un agréables, toutefois ils restent très efficaces pour aider l’enfant à mieux respirer rapidement et de se reposer correctement sans être constamment réveillé. L’eau tiède avec quelques gouttes de l’extrait de pépins de pamplemousse dans une petite poire (ou un rhinohorn pour les enfants plus grands) débouche les sinus efficacement et sans créer des déchets inutiles.

2019-09-29T00:39:37+00:00 19. 2. 2019|Vie de famille|2 Commentaires

2 Commentaires

  1. Marylène 22 février 2019 at 18 h 35 min - Reply

    Heureuse de voir que vous allez mieux. Tes conseils sont précieux. Effectivement. Je souhaite que vous retrouviez toutes les deux votre belle énergie très vite. Le bon air de ta région devrait faire des miracles !

Laisser un commentaire